Bassin dijonnais

carteLa Maison de l’emploi et de la formation du bassin d’emploi dijonnais couvre un territoire composé de 8 Communautés et Pays :
- la Communauté de l’agglomération dijonnaise,
- la Communauté de communes de la Plaine Dijonnaise,
- le Pays de Seine-et-Tilles-en-Bourgogne,
- la Communauté de communes Auxonne - Val de Saône,
- la Communauté de communes de Gevrey-Chambertin,
- la Communauté de communes du Mirebellois,
- la Communauté de communes du Canton de Pontailler-sur-Saône,
- la Communauté de communes Val-de-Vingeanne.
La Maison de l’emploi et de la formation couvre plus de 92% de la population du bassin d’emploi de Dijon. Les communes et EPCI du bassin d’emploi non adhérentes à ce jour, sont invitées à rejoindre la Maison de l’emploi et de la formation (les statuts leurs donnent la possibilité d’adhérer sur simple demande de leur part).
A l’ouest le territoire de la Maison de l’emploi est limitrophe des Pays du Châtillonnais et de l’Auxois-Morvan Côte d’Orien qui se sont regroupés au sein de la Maison de l’emploi de la Haute-Côte d’Or labellisée en novembre 2005.
Au nord-est il est limitrophe de la Haute-Marne. A l’est il est limitrophe de la Haute-Saône et du Jura, et au sud-est de la Saône-et-Loire. Au sud il est limitrophe du Pays Beaunois

 

64% de la Population de la Côte d’Or

Regroupant une population de 321.121 habitants dont près de 75% réside dans la Communauté de l’agglomération dijonnaise, la Maison de l’emploi couvre un territoire où réside 64% de la population de la Côte d’Or et qui comprend des zones densément urbanisées et des territoires très ruraux.
C’est aussi un territoire qui concentre l’essentiel du potentiel économique de la Côte-d’Or dont 57% des emplois sont situés dans la seule agglomération dijonnaise (qui pèse 20% de la totalité des emplois de la Région Bourgogne).
Sur le bassin d’emploi dijonnais, la demande d’emploi en fin de mois de catégorie I est de : 11.198 demandeurs d’emploi dont 80% situés en zone urbaine :
• la part des femmes : 51% sur l’urbain (55% pour le rural) ;
• la part des + 50 ans : 12% ;
• la part des - 26 ans : 23,5% ;
• la part des TH : 1530 TH au chômage (dont 301 en rural).

stat2 La structure du chômage est différenciée entre le milieu rural et le milieu urbain :
• la part des femmes dans la demande d’emploi est de 50% en moyenne, mais elle est de 48% dans l’agglomération dijonnaise et de 59% en milieu rural ;
• la part des jeunes dans la Demande d’emploi en fin de mois est de 19% sur l’ensemble du territoire ;
• la part des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans dans la demande d’emploi est en moyenne de 13% mais elle est de 12% dans l’agglomération dijonnaise, de 17% en milieu rural ;
• enfin, la part des Chômeurs de longue durée dans la demande d’emploi est en moyenne de 31% mais elle est de 30% dans l’agglomération dijonnaise, de 34% en milieu rural.
Le territoire bénéficie d’un riche tissu d’entreprises, le plus important de la Région et compte 11.774 établissements employeurs dont 6.700 environ sont situés sur le territoire du Grand Dijon et qui se répartissent comme suit :
• 75% emploient moins de 10 salariés ;
• 14% de 10 à 49 ;
• 3% de 50 à 199 ;
• 2% de +200 (35 ont +500).

Cette situation favorable est cependant tempérée par l’existence de plusieurs sites industriels important en reconversion qui menacent l’emploi, notamment dans l’est du bassin d’emploi où la situation alarmante d’entreprises phares (Thomson et la SNPE, en particulier) a entraîné la mise en place de d’un contrat de site et d’une structure d’accompagnement des reconversions : le Copieval.

Proportion de recrutement élevée

Pour autant le territoire demeure attractif et son dynamisme économique, même s’il est largement polarisé autour de l’agglomération dijonnaise, est de nature à permettre d’offrir de nombreux débouchés professionnels aux demandeurs d’emploi du bassin, au prix cependant d’efforts de formation et de repositionnement professionnels.

L’enquête sur les besoins de main d’œuvre conduite par l’Assedic en 2006 (Enquête BMO) permet de constater le dynamisme de la création d’emploi sur le bassin d’emploi dijonnais, dans un contexte général de recul des intentions de recrutement en Bourgogne par rapport aux années précédentes, notamment dans les établissements de plus de 50 salariés.
Ainsi, le bassin d’emploi dijonnais est un des trois bassins d’emplois bourguignons où la proportion d’établissements projetant des recrutements est la plus élevée (22,2%).De plus, la proportion d’emplois permanents offerts sur le bassin d’emploi dijonnais est plus forte qu’ailleurs avec une part des emplois saisonniers offerts moindre (21,6%). Par rapport au bassin d’emploi limitrophe du beaunois, par exemple, qui propose pour près de moitié des emplois saisonniers, la situation du bassin d’emploi dijonnais apparaît plus favorable, même si on peut faire l’hypothèse que les emplois offerts sur les territoires ruraux sont proportionnellement plus souvent des emplois saisonniers (liés notamment à la vigne et au tourisme) que sur le territoire de l’agglomération dijonnaise.

Une proportion

d'emplois

permanents

plus forte

qu'ailleurs

Ce bassin d’emploi apparaît nettement comme le plus dynamique de la Région avec 5.678 projets de recrutement pour les 8.337 établissements du territoire affiliés à l’Unédic.Toutefois, 44,4% des recrutements projetés sont perçus comme « difficiles » par les entreprises répondant à l’enquête : même s’il est inférieur à la moyenne régionale (30,3%), ce taux est néanmoins élevé et suggère la nécessité d’un accompagnement des entreprises et des demandeurs d’emploi renforcé dans le cadre de la Maison de l’emploi.

En effet, l’analyse des emplois offerts en les comparant aux métiers sur lesquels se positionnent les demandeurs d’emploi montre une certaine inadéquation entre leurs projets professionnels et a réalité de la demande d’emploi ce qui constitue un sujet de travail pour la Maison de l’emploi.

Par ailleurs, si la situation d’ensemble du bassin dijonnais peut sembler favorable au regard de bien des territoires, la situation est contrastée entre des territoires fortement urbanisés et maillés à fort pouvoir d’attraction (agglomération dijonnaise) et des territoires ruraux dont la situation est moins favorables quand ils en sont pas en plus confrontés à des reconversions d’entreprises importantes.
Une approche commune dans le cadre de la Maison de l’emploi peut aussi permettre de mieux tirer partie des potentiels de développement et des atouts des différents territoires pour optimiser le développement économique du territoire et l’accès des demandeurs d’emploi aux opportunités d’emploi offertes par les entreprises en développement ou en implantation.